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Avec la victoire éclatante de Bassirou Diomaye Faye et de ses « co-patriotes » du PASTEF dès le premier tour de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 dernier, le paysage politique sénégalais a été bouleversé de manière spectaculaire. Cette victoire sans appel a relégué le reste de l’opposition à l’insignifiance, plongeant des personnalités politiques telles qu’Idrissa Seck dans une position délicate et humiliante, surtout pour quelqu’un qui avait terminé deuxième lors de la présidentielle de 2019.

De fait, les récents événements, incluant le report de l’élection présidentielle de février 2024, le dialogue national controversé et les tensions politiques incessants, ont mis en lumière l’attitude peu honorable d’Idrissa Seck. Son mutisme face à ces événements majeurs qui ont secoué le pays, a soulevé des interrogations quant à sa capacité à diriger et à inspirer les sénégalais. Et en tant que « Chef de l’opposition », son incapacité manifeste à saisir les opportunités stratégiques et à mobiliser ses partisans, a renforcé le sentiment de déconnexion avec le peuple sénégalais et la nouvelle vague de l’opposition symbolisée par le PASTEF et d’autres nouveaux venus.

In fine, malgré son intelligence et son énorme potentiel politique, Idrissa Seck a échoué à répondre aux attentes des Sénégalais et à s’affirmer en tant que leader inspirant. Ses alliances politiques changeantes (avec Wade d’abord puis avec Macky) et ses manœuvres maladroites, ont sapé sa crédibilité et terni à jamais son image en tant que figure clé de l’avenir politique du Sénégal. Son silence face aux enjeux critiques de la démocratie sénégalaise a non seulement contribué à le discréditer, mais a également compromis son héritage politique et sa place dans l’Histoire. Bref, le comportement d’Idrissa Seck ces dernières années, révèle un décalage tragique avec les attentes de nos concitoyens, laissant un goût amer de désillusion et d’opportunités manquées dans son sillage.

RIP! Politically Speaking, that is.