Mots-clés
Administration foncière, Energie, Foncier, Gestion foncière, Gouvernance foncière, Pétrole et Gaz
Revenant sur la directive présidentielle émanant du conseil des ministres du 18 juillet 2024 et relative au cadastre universel, il apparaît urgent de réévaluer notre perception du potentiel foncier en tant que levier essentiel du développement économique de notre pays.
Le diagnostic (évoqué dans mon précédent post) est clair : l’administration foncière au Sénégal souffre de maux chroniques qui entravent sa performance. Un cadastre universel, réalisé dans les règles de l’art, se présente alors comme le remède ultime. En offrant une cartographie précise de notre patrimoine foncier, il permettrait une régulation optimale, transformant la gestion de nos terres en une ressource durablement rentable, surpassant même nos nouvelles richesses fossiles (gaz et pétrole).
Alors, pourquoi focaliser toutes nos énergies sur des ressources nouvelles mais épuisables, quand le foncier, bien géré, promet des bénéfices inépuisables ? Il urge dès lors de reconnaître que la vraie richesse réside dans la gestion efficiente de notre sol, et non exclusivement dans les trésors enfouis sous terre. Depuis soixante ans (1964-2024), le Sénégal a eu l’opportunité d’optimiser son administration foncière, mais ne l’a pas fait, comme en atteste les résultats qui sont encore très loin des attentes. La carence d’un cadre propice à une gestion foncière efficace (cadastre national) a conduit à une exploitation sous-optimale de cette ressource pourtant précieuse.
De fait, une administration foncière performante offrirait non seulement un terrain propice à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, mais elle éviterait également les exacerbations des tensions foncières qui accompagnent souvent ces activités extractives. En effet, même dans un contexte de bonne gouvernance foncière, l’exploitation des ressources fossiles est connue pour causer des frictions. Alors, imaginez l’ampleur des conséquences dans un environnement où le foncier est mal géré !
C’est pourquoi la réalisation et la mise en œuvre d’un cadastre universel au Sénégal est plus qu’urgent. Il remettrait de l’ordre dans l’administration des terres, facilitant non seulement une redistribution équitable, mais aussi une valorisation économique accrue du foncier sénégalais. Au vrai, c’est en développant et en priorisant une infrastructure foncière performante que le Sénégal pourra véritablement s’ériger en modèle de développement durable, où la richesse inépuisable de la terre est judicieusement exploitée pour le bien de tous.
Ainsi, en regardant au-delà des horizons immédiats de nos ressources fossiles, faisons du sol sénégalais la pierre angulaire de notre prospérité économique. Encadré par un cadastre universel rigoureux, le foncier devient alors une ressource non seulement stable mais infiniment renouvelable – surpassant de loin les trésors éphémères cachés sous nos pieds.
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