Mots-clés
cinema, ecriture, Nominations, NominationsStratégiques, non-classe, PrésidentDiomaye, PROJET, PromesseElectorale
La récente vague de nominations de hauts cadres de l’administration a suscité une multitude de réactions. En effet, l’engagement pré-électoral du président Diomaye de passer par l’appel à candidatures pour « …certains emplois de la haute fonction publique… » a été interprété de diverses manières, exacerbant la division entre ses partisans et ses détracteurs. D’un côté, les premiers louent la subtilité de cet engagement (« …certains emplois… ») qui aurait justifié les choix du 24 avril, de l’autre, les seconds lancent un cri d’alarme, percevant ces actions comme un reniement d’une promesse électorale parmi les plus séduisantes du PROJET.
Ce clivage reflète la complexité des attentes placées sur le nouveau régime, qui doit jongler entre transparence et efficacité promises, et le respect scrupuleux de ses engagements pré-électoraux. Le débat sur les réseaux sociaux, les radios et les télévisions s’est enflammé autour de la notion même de « …certains emplois… », laissant place à une zone grise quant à la portée réelle de cet engagement. Qu’on se le dise, les nominations stratégiques du 24 avril dernier révèlent une apparente incohérence avec la promesse d’un processus de nomination ouvert et compétitif.
Naturellement, cette première salve de nominations a été notablement contrastée par l’accueil positif du nouveau gouvernement, où l’adéquation entre les compétences des ministres nommés et les postes attribués a été largement saluée. Cependant, le même principe de correspondance entre le profil de carrière et le poste ne semble pas avoir été appliqué avec la même rigueur pour les 17 hauts cadres récemment nommés. Ce manque de cohérence entre les deux décisions soumet le nouveau régime au scepticisme, alimentant la réflexion sur la définition exacte des « …certains emplois… » mentionnés.
Toutefois, il est peut-être prématuré de tirer des conclusions définitives. La saga des nominations invite à la prudence, offrant au président le bénéfice du doute. Après tout, sa présidence n’en est qu’à ses débuts et il est encore possible que ces premières manœuvres soient des ajustements plutôt que des symptômes d’une orientation problématique de sa gouvernance. Mais elles posent inévitablement la question de la transparence dans la gestion des nominations stratégiques. Seul le temps dira si cette première vague est simplement un faux pas initial ou le présage d’une tendance de gouvernance sans rupture.
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