Les nouvelles autorités sénégalaises ont récemment fusionné le ministère des Énergies et du Pétrole (MEP) avec celui des Mines et de la Géologie (MMG), dans une démarche qui semble viser à une meilleure coordination et à une synergie accrue entre ces deux mamelles du secteur extractif.
Cette consolidation, en apparence logique et cohérente, peut être perçue comme visant à renforcer les fondements du secteur extractif dans son ensemble. Cependant, elle ne manque pas d’interroger sur l’équilibre interne du nouveau ministère, désormais géant en termes de missions et d’enjeux, mais aussi en termes d’attentes et de défis.
Justement, cette nouvelle envergure, et l’absence d’un appoint ministériel spécifique pour le volet des mines et de la géologie tel qu’un secrétaire d’État, suscite des craintes quant à la possibilité que ce sous-secteur du secteur extractif ne bénéficie pas de l’attention requise, les énergies fossiles continuant de dominer l’agenda ministériel. Autrement dit, la nouvelle configuration laisse craindre que le secteur des mines et de la géologie ne soit négligé, malgré son potentiel hautement stratégique pour notre pays aujourd’hui.
Les dés étant déjà pipés, nous pouvons toutefois espérer qu’une restructuration minutieuse accompagnée de l’appui d’un « super » secrétaire général et soutenu par des directeurs généraux compétents, permettra de concrétiser les ambitions de cette fusion.
Il reste à voir comment cet agrafage sera mis en œuvre dans le détail, et si les structures de gestion mises en place seront à la hauteur des défis et des attentes.
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